Accès rapide:
Nom d'usager:    Mot de passe:    
Nos partenaires

  
Recherche du dossier d'un joueur
  Nom de famille:
  


 
 
             
 
   

Revue de presse
Les Aigles au bord du précipice

Steve Turcotte, Le Nouvelliste, le 13 septembre 2012


Imprimer
(Trois-Rivières) Si les Aigles Plante Sports veulent comprendre pourquoi il se réveillent ce matin au bord du précipice, ils n'ont... qu'à se regarder dans le miroir! Incapables de profiter de leurs chances en offensive, les hommes de Rémi Doucet ont fait pire en quatrième manche en donnant littéralement quatre points au Royal, qui en ont profité pour prendre l'avance 3-1 dans cette série quatre-de-sept en signant un gain de 6-3.

Les visiteurs semblaient pourtant dans leurs petits souliers en début de soirée après avoir vu les Aigles se forger une avance de 3-1 après leur premier tour au bâton, au grand plaisir de la foule de quelque 800 personnes réunies au stade Fernand-Bédard.
 
Les Aigles auraient d'ailleurs très bien pu sortir leurs rivaux du match dès la deuxième manche, eux qui avaient deux hommes en position de marquer sans un seul retrait au compteur quand le lanceur Keven Spénard a utilisé toute sa science pour liquider les trois frappeurs suivants.
 
Voilà le genre de scène qui résume parfaitement la performance de l'artilleur du Royal, qui s'est aussi mis dans le pétrin en cinquième et sixième manches mais qui a réussi à chaque fois à rentrer à l'abri sans égratignure.
 
Comme Spénard, Alexandre Janelle-Gagnon, qui n'était pas au sommet de son art, a joué avec le feu durant une bonne partie de la soirée mais la différence, c'est qu'il s'est brûlé d'aplomb en quatrième. Après avoir rempli les coussins avec un but sur balles et deux frappeurs atteints, Janelle-Gagnon a forcé le frappeur suivant à cogner une balle à double jeu dans les mains de Julien Bélanger qui a gaffé, ce qui a ouvert les écluses. Avant que Janelle-Gagnon ne réussisse à les refermer, le Royal s'était payé une poussée facile de quatre points, ce qui a fait la différence en fin de soirée...
 
«Il faut être honnête, les Aigles méritaient plus ce match que nous», livrait le gérant des vainqueurs, Danny Prata. «Mais au baseball, il faut être clutch pour gagner les gros matchs et c'est ce que nous avons fait. J'enlève rien à Janelle-Gagnon, c'est un bon lanceur, mais je pense que ce sont les deux frappeurs qu'il a atteints qui ont fait la différence.»
 
Dans l'autre camp, Doucet ne cachait pas sa déception. «C'est l'un des matchs les plus frustrants que j'ai coachés. On était à pas grand-chose de jouer un excellent match et en même temps, on est à un mille à cause de petits détails. Si en deuxième manche par exemple, une balle de plus perce l'avant-champ, c'est un tout autre match. Oui on a frappé dans des doubles jeux, mais ça veut dire que la balle avait été frappée solidement. C'est décevant», analysait le gérant, qui refusait toutefois de faire des reproches à ses joueurs.
 
«Je ne peux pas critiquer leur effort, ni leur désir. Ils laissent tout ce qu'ils ont sur le terrain. Il y a des matchs où ça fonctionne moins bien et c'était comme ça ce soir.»
 
«On n'était pas loin de créer l'égalité 2-2, c'est sûr que c'est différent de se retrouver à 3-1 mais ce n'est pas terminé. Il y a des gars de 22 ans dans cette équipe qui ne veulent certainement pas que ça se termine de cette façon. On doit juste arriver à Repentigny un peu plus relax.»
 
Chose certaine, le Royal va tout faire pour mériter son laissez-passer pour la finale demain soir. «Les Aigles jouent de l'excellent baseball, on ne sait jamais ce qui peut se produire au baseball. N'a-t-on pas vu les Red Sox remonter la pente face aux Yankees après avoir tiré de l'arrière 0-3? On va envoyer Sam Ouellet au monticule dans l'intention de fermer les livres dès vendredi (demain).»
 
Revue de presse publiée par Jacques Lanciault, collaborateur au site Internet de la LBJÉQ.


   
 

wqeqwewqeqwe