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Revue de presse
Les jeunes n’ont pas un bras bionique – J.-P. Roy

Simon Cliche, Le Journal de Québec, le 27 septembre 2012


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QUÉBEC - La sortie de Kevin Bergeron, du Royal de Repentigny, dans le quatrième match de la finale de la LBEQ mardi, fait jaser.


Le gérant Danny Prata a laissé son as lanceur au monticule pendant 15 manches. L’artilleur a effectué un total de 285 lancers! Ensuite, Prata n’a pas eu le choix de demander la balle à son protégé, puisque le match a été interrompu en raison du couvre-feu décrété à minuit.
 
Jean-Philippe Roy, responsable du programme sport-études baseball de l’école Cardinal-Roy et ex-gérant des Diamants de Québec, estime qu’on devrait établir des règles quant au nombre de lancers dans un match.
 
« C’est clair qu’il faut faire attention aux lanceurs. Eh oui, il faudrait introduire des règles quant au nombre de lancers et de journées de repos entre chaque sortie. Si on l’utilise mal, on peut mettre la carrière d’un joueur en péril. C’est aussi pire de laisser un lanceur au monticule faire 150 tirs avec sept jours de repos que de le laisser faire 20 lancers pendant trois jours de suite », estime celui qui a esquivé la décision de Prata, un ancien lanceur professionnel ayant passé quatre saisons chez les Capitales, d’avoir utilisé Pratt aussi longtemps.
La décision de Prata a soulevé davantage la controverse, puisqu’il a lui-même éprouvé des maux de bras pendant son passage chez les professionnels.
 
Médaille d’or concédée
Roy se souvient de Joël Landry, gérant des Ailes du Québec, d’avoir voulu protéger son as lanceur, en finale du championnat canadien, au détriment de la médaille d’or, il y a quelques années.
 
« Joël s’était rendu au monticule et lorsque Jonathan Paquet lui a dit qu’il n’était pas en mesure de continuer, il l’a retiré du match en sachant qu’il venait de concéder la médaille d’or. Joël a pris une décision difficile, mais finalement, Jonathan est encore un espoir professionnel.
 
« En fin de saison, on peut être agressif avec un lanceur, mais il y a quand même des limites. Dans les compétitions nationales, il y a toujours des règles établies afin de protéger les bras des lanceurs. Il faudrait s’asseoir et faire la même chose dans la LBEQ et dans le midget AAA. Mon passage chez les Capitales, la LBEQ et le midget AAA m’ont fait prendre conscience que les jeunes n’ont pas un bras bionique. Pour un bras, le geste du lanceur n’est pas un mouvement naturel. »
 
À éviter
« À mon dernier match junior, j’ai effectué un total de 185 lancers. J’ai ensuite connu deux semaines difficiles », a quant lui dit Michel Laplante, président des Capitales.
 
Laplante soutient entre autres qu’il n’est pas conseillé de laisser un jeune de 19 ans comme Kevin Bergeron aussi longtemps au monticule.
 
« Le gain n’en vaut pas la chandelle. L’entraîneur doit dire non à son lanceur lorsque celui-ci lui demande de rester dans le match. C’est son rôle. Lorsque ça arrive, le lanceur sera fâché contre son entraîneur pendant dix minutes. Le surlendemain, il le remerciera. Il faut éviter de laisser un lanceur aussi longtemps sur le monticule », a plaidé celui qui a très bien connu Prata chez les Capitales. 

Revue de presse publiée par Jacques Lanciault, collaborateur au site Internet de la LBJÉQ.



   
 

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